arnaud jamin

Après plusieurs années à Paris, j’ai fait le choix de vivre et de travailler à la campagne. Ce déplacement n’était pas seulement géographique : il a profondément transformé ma manière de regarder le monde et de faire des films. Marcher, observer, prendre le temps de ressentir les lieux et les situations a peu à peu façonné une approche sensible et incarnée du documentaire. Le corps, l’écoute et la présence sont devenus des outils essentiels de mon regard de réalisateur, au service d’un récit qui se construit dans le temps, au contact du réel.

Depuis plus de huit ans, je conçois et réalise des films documentaires centrés sur les territoires, le patrimoine, l’écologie et les dynamiques sociales. J’ai produit plus d’une centaine de vidéos pour des institutions publiques, des collectivités, des Parcs naturels régionaux, le réseau Natura 2000, les Grands Sites de France, des associations et des organismes de recherche ou de valorisation patrimoniale. Chaque film, y compris institutionnel, est pensé comme un documentaire à part entière : écrit, structuré, porté par une narration claire qui articule paroles, situations et paysages. Les sujets abordés — biodiversité, eau, aménagement, recherche scientifique, mémoire des lieux, transitions territoriales — trouvent ainsi leur cohérence dans un récit accessible et incarné.

Au cœur de mon travail se trouve l’interview. J’attache une importance particulière à la relation avec les personnes filmées : créer un climat de confiance, prendre le temps de l’échange, permettre une parole juste, incarnée, compréhensible. Chercheurs, élus, agents de terrain, habitants, artistes ou enfants : chacun est filmé comme porteur d’un savoir et d’un récit singulier. L’écoute, l’esprit de synthèse et le travail d’écriture — notamment au montage — permettent de valoriser ces paroles et de les inscrire dans une narration fluide, pensée pour la vulgarisation et le partage auprès de publics larges.

Réalisation d’un film sur l’eau avec les enfants du plateau de Millevaches – réalisation d’un film avec jeunes adultes de Royan passeurs d’Images – Interview de Denis Cheissoux

Avant cela, entre 1999 et 2010, j’ai créé et dirigé la partie numérique et multimédia du projet Happython, une vaste enquête participative autour du bonheur ayant recueilli plus de 50 000 témoignages à travers le monde et donné lieu à plusieurs expositions, notamment pour Lille 2004 – Capitale européenne de la Culture. Cette expérience fondatrice a profondément marqué mon rapport au documentaire : articulation entre récits individuels et enjeux collectifs, dispositifs participatifs, circulation de la parole.

Formé à la musique et à la composition (École Normale de Musique de Paris), puis à l’image, j’ai débuté comme monteur avant de réaliser des films, web-séries et modules pour la télévision et les institutions, dans les domaines de la culture, du social, de la science et du patrimoine. J’ai également conduit de nombreux ateliers documentaires auprès d’enfants et de jeunes adultes, notamment en milieu rural, dans des cadres éducatifs et culturels.

Aujourd’hui, mon travail s’inscrit dans une démarche documentaire attentive aux processus de transformation — des individus, des lieux, des savoirs et des sociétés. Filmer, pour moi, consiste à créer des passerelles entre des mondes parfois éloignés : la recherche et le grand public, les institutions et les habitants, le savoir expert et l’expérience vécue, toujours à hauteur d’humain.

Un aperçu du travail avec les enfants « Gardiens des sources » : https://youtu.be/S0aDWT2qOL8

Best of Inventer Demain : https://youtu.be/IXtF5Uj21rk?si=AjG6VzvxXab89mCm

Cv, parcours et filmographie ici : https://www.pielnet.fr/CV_ArnaudJAMIN_real_2019d.pdf et https://www.pielnet.fr